Jeudi 2 juillet 2009





22h40, devant La Cigale. La foule se disperse sur les trottoirs de Pigalle. Un petit bonhomme tout en cuir, lunettes vissées sur un air renfrogné, se faufile à grande vitesse à travers les grappes éparses de spectateurs, c’est Philippe Manœuvre, se hâtant afin, très certainement, de ne pas s’attirer des fâcheux aux basques…Nous, on s’essuie les chemises…pour la première fois de ma vie, après un concert, j’ai les phalanges fripées, comme après un bain…

 

2 heures avant, The Dead Weather, le 3ème groupe actuel de sa majesté Jack White, entre en scène. VV, la killeuse, partie folâtrer sur d’autres terres depuis que son acolyte, Jamie Hince, butine la brindille Kate Moss, le suit nonchalamment. Deux autres zigues se radinent aussi, un monsieur à tête de premier de la classe informatique au collège, intérimaire aux Raconteurs et un autre, issu des Queens Of The Stone Age.

 

Cette fine équipe s’installe et dans la fosse, c’est déjà à gros bouillons que la sueur imprègne les corps englués les uns dans les autres. VV se déchaîne tout de suite sur les coups enragés de Jack sur les batteries. Pogo qui commence et qui s’arrête aussi rapidement, car Jack affectionne les violentes ruptures de rythme. Mouvement de foule qui comprime les petits gabarits, des loupiotes affolées qui ne s’attendaient pas à voir débarquer un quarteron de pourceaux particulièrement bourrins. Comme je suis fourbe et vieux, je parviens à m’immiscer entre 3 jeunes donzelles, et ce, pour le reste du concert.

 

Ils envoient le pâté dans nos portugaises à grands renforts de convulsions bluesy, de riffs torturés, saturés, martelés avec la puissance, l’aura, la colossale folie de Jack, le chef d’orchestre punk valdinguant sa coiffure hirsute au visage de VV et de sa gestuelle « humide ». Les soubresauts électriques se poursuivent, s’entrelacent brutalement, un type se hisse et court vers VV pour lui décocher un bécot, il saute juste à temps avant qu’un des techniciens ne l’agrippe, VV tourne sur elle-même, comme prise de vertige avant de retomber dans les épaisses pulsations rock…


Par Bardamu - Publié dans : Concerts
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 25 juin 2009



"Si nous créons, c’est en dormant. Pour jouir de la vie, il faut être éveillé, participer. Si nous étions lucides, instantanément, l’horreur de ce qui nous entoure nous laisserait stupides. On ne saurait être parfaitement lucide et déambuler dans les rues de nos cités modernes sans en être affecté de façon ou d’autre. Ce qui ne signifie pas que nous devrions avoir envie de les reconstruire, nos cités, de les faire un peu moins laides – mais de les planter là, de filer pour ne plus revenir, oui. De tout flanquer en l’air, de plaquer le boulot, d’envoyer paître les obligations, le percepteur, les lois et tout ce qui s’ensuit. Un être humain parfaitement éveillé, croyez vous qu’il se conduirait en cinglé comme c’est le cas, comme on le lui demande, à chaque instant de la journée ? Il n’y a pas une classe de la société qui n’ait son inquiétude, ses misères, son malheur, son insatisfaction. Les riches sont logés à la même enseigne que les autres, si contraires que soient les apparences. Que nous soyons en haut de l’échelle, en bas ou au milieu, nous sommes tous victimes, esclaves de notre mode de vie. « Ce qu’il faut, c’est vivre à part et oublier », a dit D.H. Lawrence je ne sais où. Il en a tâté et ce fut un fiasco.


On ne peut vivre à part. Tout ce qu’il y a de laid, de mauvais dans le dessin de la façade, n’est que le reflet du dessin intérieur - lequel est un mode, une condition de vie, qui imprègne l’ensemble ; Je ne parle ici que de notre mode de vie occidental, que de ce monde moderne qui exproprie les autres. Il est encore des lieux, en ce monde, où règne un ordre de vie entièrement différent ; mais ils ne sont pas pour nous. Malgré toutes nos machines à communiquer avec les autres, nous restons imperméables à ce mode étranger d’existence. Les peuples, comme les individus, ont leurs destinées singulières. On nous dit, on nous apprend que des peuples lointains ont telles mœurs et coutumes, mais nous restons incapables de modifier notre vie à la lumière de ces connaissances. Nous suivons notre rythme et nos voies particulières ; et même la connaissance qu’il y a peut-être d’autres modes meilleurs n’affecte en rien notre conduite. De temps à autre, un individu rompt les amarres, change de vie, mais il n’est que l’exception qui prouve la règle. La personnalité puissante est celle qui secoue les chaînes de tous les modes formulés d’existence et invente le sien propre
."


Henry Valentine Miller (1891-1980)


Par Bardamu - Publié dans : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 4 juin 2009




Les fins de semaine, en Grande Bretagne, sont toujours agitées.

Les grandes beuveries des centres villes offre un large panel des relations humaines et ce, dans toute la splendeur d’un bourre-pif entre supporters de clubs rivaux, d’enroulages de muqueuses plus ou moins suintantes, de karaokés urbains où s’entremêlent hymnes sportifs, chansons paillardes ou ritournelles celtiques (irlandaises de préférence pour le nord de l’Angleterre)…

 

Ainsi, un jeune photographe d’origine polonaise a posé son objectif à Cardiff. Des fascinantes scènes d’apocalypse alcoolisée à retrouver sur son site :

http://www.flickr.com/photos/maciejdakowicz/sets/1391696/

 

Maciej Dacowicz a pas mal voyagé et ses autres albums de voyages sont très beaux : l’Inde, la Chine, New York :

http://www.flickr.com/photos/maciejdakowicz/sets/


Par Bardamu - Publié dans : Internet
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 7 mai 2009





Nick Cave aurait été contacté par Ridley Scott pour écrire l'histoire d'une suite potentielle à Gladiator, le blockbuster multi oscarisé avec Ray Liotta et Russel Crowe...

On peut déjà féliciter Ridley pour cette brillante idée (au passage, un des boss les plus célèbres de la saga Metroïd s'appelle Ridley en hommage au réalisateur) ; mais le script proposé par le très dark australien serait "over the top"...

En effet, le héros Maximus (attention au spoiler), qui rend l'âme à la fin du premier film serait tout simplement ressuscité après une rencontre avec les dieux romains dans l'outre-monde...qui lui donne la vie éternelle, lui permettant de :

- retrouver son fils
- combattre et survivre à la 2ème guerre mondiale et au Vietnam
- travailler au Pentagone

De gladiateur à fonctionnaire, il n'y a, certes, qu'un timide pas, toutefois, les studios hollywoodiens n'ont pas donné le feu vert...et c'est bien dommage !

J'attends avec délectation le moment où Olivier Dahan ira trouver Philippe Katerine pour qu'il conçoive le script de La Môme 2.


ps : le script circulerait sur Internet en ce moment mais je n'ai pas pu le trouver...si je mets la main dessus un de ces jours, je livrerai quelques extraits.


Par Bardamu - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 28 avril 2009




J’ai du mal à décrire l’atmosphère extravagante de ce film qui pour moi est une œuvre qui restera très longtemps comme le film post 11 septembre. Il dilue l’ambiance Orwellienne, la paranoïa généralisée, les lois liberticides résultant de ces attaques dans une histoire d’anticipation aux ramifications infinies !

 

La 3ème guerre mondiale, l’épuisement des ressources naturelles, les réseaux virtuels, vitrines des propagandes, outils implacables des fascisantes puissances, la guerre civile, la lutte des pouvoirs dans un cadre révolutionnaire ; les décors apocalyptiques dans lesquels s’animent des savants fous, une star du porno, une vedette de cinéma, des jeunes déjà vétérans de guerre,  des illuminés, des maniaques de la gâchette et même…Christophe Lambert !

 

Richard Kelly, le réalisateur, a eu le réflexe très tarantinien de distribuer les premiers rôles à des acteurs, selon lui « sous-employés » ou, selon le commun des mortels, « has been » ou « out of place ». Jugeons du peu : Justin Timberlake, The Rock (un catcheur très connu déjà vu dans La Momie - rien à voir avec La Môme, sauf, admettons, à la fin du film), Sarah « Buffy » Michelle Gellar, Sean William Scott (un des benêts de la saga situationiste American Pie)…et ils sont tous très bons !

 

Au début, c’est un peu agaçant ; on ne saisit pas toute les données…trop de personnages, trop de contextes différents, trop de détails inexpliqués…et puis, peu à peu, les pièces du puzzle se multiplient. Il faut dire aussi que le film est un grand fourre-tout Warholien (une référence admise de Kelly) où les citations littéraires (TS Eliot) se disputent aux mysticismes (les tatouages de The Rock représentent les religions), à la télé-réalité, à la grande orgie des écrans, miroirs virtuels, pays des merveilles de l’égocentrisme comme des manipulations d’images, de contrôle des populations, aux paradis artificiels, à La Cène, aux Pixies, à l’onirisme (l’incroyable scène du lance-roquette), à l’inconscient, aux dérives scientifiques, à notre planète agonisante…

 

Il va me falloir de multiples visionnages avant de cerner un peu mieux la substantifique moelle du propos mais c’est un film magnifique, humaniste et misanthrope à la fois, terriblement actuel, aux résonnances absurdes et surréalistes…au dénouement sublime et grotesque…

 

 

 

 

 

 


 

Ps : En plus de tout cela, le film a une bande-son particulièrement agréable : Black Rebel Motorcycle Club, Beethoven, Jane’s Addiction, Muse ; voici un entretien pour Dvdrama (allez voir leurs papiers sur le film, ils sont de qualité)

 


Comment a été travaillée la bande-son de Southland Tales


Déjà, nous avions plus de moyens que sur Donnie Darko. Ensuite, il y a Moby dont la musique constitue le véritable pouls du récit. Elle a quelque chose de très sud-californien évoquant aussi bien Malibu que Vénice et distille l'atmosphère futuriste et aérienne que je souhaitais dès le départ. Le cinquième chapitre de Southland Tales s'appelle Memory Gospel, en référence au morceau de Moby. C'est un artiste dont j'apprécie beaucoup le travail et l'histoire veut qu'il soit né un 11 septembre et que le jour de son anniversaire, il ait vu de son balcon à New York les deux tours du World Trade Center s'effondrer. Je choisis mes bandes-sons en fonction de l'époque où se déroule le récit.. Dans Donnie Darko, on n'avait pas pu avoir tous les morceaux new-wave que nous voulions et j'avais fait appel à Michael Andrews pour accentuer l'atmosphère. Dans Southland Tales, on entend également une version surf de Wave of Mutilation, des Pixies, une influence pop du film. J'ai écrit une scène entière avec cette chanson en tête. Je voulais qu'il y ait du Muse, un de mes groupes londoniens préférés. Le morceau Bliss me retourne la tête et le refrain me donne à chaque fois la sensation de tomber dans le vide. J'aime beaucoup leur répertoire et j'ai utilisé l'une de leurs ballades lors d'un passage très mélo avec Sarah Michelle Gellar et The Rock. Je reste intimement convaincu que leurs morceaux les plus lents sont aussi les plus beaux. L'utilisation de la musique peut également se faire de manière détournée, dans les dialogues. Par exemple, une discussion entre The Rock et Mandy Moore respecte littéralement les paroles d'un tube de Jane's addiction, Three days. C'est la chanson que je préfère au monde et que j'écoutais en boucle lorsque j'étais à la fac. Elle parle des trois derniers jours avant la fin du monde, soit la période couverte par le film. Lorsque dans la chanson, on entend les paroles «The shadow of the morning light» (l'ombre de la lumière du matin), je me représente dans la tête la faille temporelle et l'inter-dimension. Autrement, la salle de jeux « Fire Archive », le lieu où les soldats viennent décompresser et qui servira de décorum à la séquence musicale de Justin Timberlake, tire son nom d'un autre groupe que j'adore, Archive Fire. Enfin, sur scène, pendant la fête de fin du monde dans le mégazeppelin, le personnage du Baron joué par Wallace Shawn reprend la chorégraphie du Vogue de Madonna avec Bai Ling. Je trouvais amusant que pour un personnage aussi détestable et poseur que lui, il aime «prendre la pose» (en anglais, "strike the pose", allusion aux paroles du tube de Madonna). Sinon, je voulais Rebekah Del Rio, que j'avais vue dans une scène très marquante de Mulholland Drive. Ça, c'est clairement un clin d'oeil à David Lynch.

 

 

Je terminerai en vous encourageant à regarder Donnie Darko, sur un sujet similaire mais tout aussi riche ; le prochain film de Kelly sort cet automne avec une bande-son réalisée par…Arcade Fire !

Par Bardamu - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 27 avril 2009








Une centaine de tableaux en un accrochage chronologique. Plusieurs périodes bien séparées.  Sa formation, les premiers voyages qui éduquent sa sensibilité. Le début de ses recherches sur l’abstrait, l’exil pendant la première guerre mondiale et les errances…retour en Allemagne et puis la fin, à Neuilly sur Seine, en 1944…

 

Ca commence en douceur et en confiance. Les couleurs sont vives, elles ondulent, les formes humaines sont représentés assez fidèlement à la réalité ; les représentations de paysages dominent. On croit voir Venise, l’Afrique, Moscou, même une toile m’a évoqué les 1001 Nuits. On sent de la chaleur, des envolées d’optimisme, des bouffées de fraîcheur, d’insouciance dans le trait, atténuées ici et là par quelques figures inquiétantes (cette maison isolée et ses fenêtres diffusant cette lumière rouge, infernale), quelques courbes dissonantes.

 

 

 


Courbes dissonantes car Kandinsky est atteint de synesthésie, cet état qui entrecroise plusieurs sens. Il perçoit une couleur comme une sonorité ; sa peinture fusionne à ses symphonies intérieures, expliquant peut-être la puissance récurrente de ses œuvres, les délicates harmonies de ses nuances.

 

Bild mit Kreis (Peinture avec un cercle, 1911) est sa première véritable toile abstraite : « Dans cette célèbre peinture au format atypique de presque 2m x 2m, peinte par Kandinsky en 1912, trois continents colorés s’articulent – ou s’affrontent selon les interprétations – autour d’un mystérieux arc noir, inspiré d’une douga, un arc de limonière que Kandinsky emprunte au monde paysan pour tracer une ligne de force. » (extrait de la notice de présentation).

 

Les sphères bleues prédominent, reviennent souvent. La couleur blanche, c’est le silence nous affirme une conférencière. Une toile, dont j’ai oublié le nom, me frappe ; on perçoit nettement une diagonale, à gauche, des formes mécanisées se fracassent, en bas et à droite, des galbes hachurés, des rondeurs humaines, des fragments d’individus, d’ombres, de silhouettes terrassées par les épaisses et froides ratures de métal.

 

On voit plus de noirceur, de blocs inquiétants, de chaos. Cela correspond aussi à l’instabilité de son existence (il est ruiné, ne cesse de voyager, assiste à une guerre mondiale et à la révolution bolchevique…). Ce sont des amoncellements dramatiques, des lames écarlates…

 

Des monographies, des lettres (son écriture est très austère, très disciplinée). Et ses deux périodes finales : le Bauhaus (1922-1933) et Paris (1934-1944). Cet astre bleu hante encore pas mal de ses compositions, est-ce une divinité, la spiritualité autour de laquelle gravite sa force créatrice ?

 

La fin de l’exposition révèle des architectures démentes, des observations de micro organismes s’ébrouant dans des maelstroms chromatiques inversés, fuyant, lointains, comme en suspensions.

 

 

 

 

 

[12 Euros, jusqu’au 11 août – 11h/21h, sauf le mardi, jour de fermeture.]

 

Article sur la synesthésie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Synesth%C3%A9sie

Par Bardamu - Publié dans : Exposition / Musée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 21 avril 2009




JG Ballard vient de mourir. J’ai lu Super-Cannes de lui. C’était une bonne histoire, je retrouvais un peu de l’esprit délicieusement malsain de Chuck Palahniuk.

 

Cette élite d’hommes d’affaires, scientifiques, et VIP divers, qui se défoulait dans la torture, les orgies et les narcos évoquait le défouloir primaire des Fight Club. C’était absurde, surréaliste et complètement terrifiant.

 

 

­ Dans «Super-Cannes», vous montrez que les pires pulsions, morbides et sexuelles, constituent la face cachée de l'ordre libéral mondial...

 

JG Ballard : La seule obsession des grandes multinationales, c'est de stimuler l'appétit de consommation du public pour ses produits et ses services. Jusqu'à présent, les sociétés y sont parvenues en introduisant l'idée de compétition sociale: il faut avoir une plus belle voiture que celle du voisin. Mon idée est que, dans l'avenir, les grandes compagnies vont explorer les domaines de la psychopathie pour continuer à nourrir cet appétit de consommation. Ils vont aller chercher du côté des fantasmes et des perversions. Prenons l'exemple de Hollywood: la domination de la violence est évidente. Ce ne sont que des films sur des serial killers. C'est une manière à la fois d'entretenir et de libérer les pulsions du spectateur. Or je suis sûr que les grandes sociétés, Coca-Cola ou McDonald's, vont commencer aussi, pour maintenir l'intérêt du consommateur, à exploiter ce terrain-là. Si vous faites une campagne de publicité avec une jolie fille en bikini, ça n'intéresse personne. Ce que les gens veulent voir, sur l'affiche, c'est une fille nue, cruellement enchaînée, à côté de la dernière Volkswagen.

 

 

 

 

­ Dans «Super-Cannes», des dirigeants de grosses sociétés se livrent à des expéditions punitives contre les Arabes des quartiers populaires pour exalter leur volonté de puissance. Cela signifie-t-il que chaque individu est un fasciste qui s'ignore?


JG Ballard : Et pourquoi, selon vous, y a-t-il tous ces films sur la période nazie? On en voit sans arrêt à la télévision britannique. Des épouses nazies, des docteurs nazis, des militaires nazis. Eh bien, ça fait peur aux gens, mais ça les stimule en même temps. Toute cette grandiloquence, ces uniformes, ces hommes qui marchent. La période nazie a représenté, à mon avis, une flambée de psychopathie paneuropéenne. Les gens ont besoin de violence. Particulièrement dans ces banlieues où ils s'ennuient tellement. Bientôt, ils ne voudront plus voir les nazis sur un écran, mais dans la rue. Tout cela est très préoccupant.

 

(extrait d’un entretien – Nouvel Observateur ; intégralité de l’entrevue ici : http://bibliobs.nouvelobs.com/20090420/12053/jg-ballard-jai-ma-dose-dassassinats-tous-les-jours )



Au fait, cet écrivain est une influence importante de Thom Yorke.


 
Par Bardamu - Publié dans : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus