Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /Avr /2007 15:54





C'est un film sur la pédophilie et les traumatismes plus ou moins conscients qu'elle entraîne sur deux adolescents. L'un, asexué (vieux garçon recroquevillé sur lui même), et l'autre trop sexué (choisissant la prostitution).

Et puis il y a aussi cette soucoupe volante qui survole la maison du premier au début du film. Est ce réel ? Cela justifie une enquête et un travail sur soi même (au passage un rôle mineur féminin tenu par la Chloée O'Brian de 24 Heures Chrono). Et la paranoïa des adultes (l'auto défense omniprésente : on a un fusil dans sa voiture, on s'entraîne sur des bouteilles même en étant une mère de famille) , et cette bourgade de rednecks où tout le petit monde a ses secrets, le bon père de famille vrp qui, en déplaçements, va se faire éponger les génitoires par un lolito négociant ses glabres charmes pour quelques numéraires (et un ou deux bonbons, l'appât, qui peut se retourner contre l'agresseur comme dans Hard Candy et son twist surprenant, et le symbole qui fait plonger la victime), la mère de Neil qui collectionne les aventures, et l'irrumation en dessous de la table pendant le match commenté par quelque vieux libidineux.

Aucun adulte homme dépeint dans le film n'est véritablement digne de confiance : les pères abandonnent leurs progénitures, les hommes sont des boules de vices qui courent les jupons ou les pantalons ; d'autres écument les bars ou les bas fonds pour trouver une proie sur quoi déchaîner ses poings autant que son chibre.

L'entraîneur de base-ball est glaçant dans son incarnation du prédateur sexuel. Il parle d'une voix douce, connaît toutes les ruses pour amadouer une volonté d'enfant (placards remplis de sucreries, jeux vidéo...), il a toujours le sourire et trouve les bons mots pour rassurer. C'est Neil, adolescent, fier d'avoir été le "préféré", le trophée sexuel de choix de son entraîneur, et déçu amoureusement qui surprend par sa cécité sentimentale. Brian est tout aussi touchant dans sa tentative de comprendre.

La dernière scène est là où ils se "retrouvent" et s'achève sur Sigur Rós (comprenez : elle est magnifique). Je pense qu'elle est  assez happyendique tout de même ; néanmoins j'ai lu des critiques  y voyant  juste une pessimiste constatation. Considérant la teneur et la subtilité du film qui montre toujours juste ce qu'il faut, on peut sans doute privilégier la thématique de l'espoir, non? (on est pas chez Gaspard Noé)
Par Bardamu - Publié dans : Cinéma
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Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /Avr /2007 17:25






4?

L'ultime volet de la Tétralogie du Monstre dissipe les derniers mystères planant autour de la figure de Warhole, hybride "être venant d'Ailleurs - oeuvre d'art" cherchant d'abord le mal absolu, puis le bien, puis "l'art de l'art" (si on puit dire) . Autour de lui, le ballet schizophrène de la personnalité de Nike (enki?), d'Amir et de Leyla. L'un voit des placodermes (néo micro race frétillante de gracieux requins marteaux flottant dans son regard halluciné), les deux autres se cherchent en d'improbables romances. Ils sont nés en même temps à la fin du siècle dernier, à Sarajevo. Au dehors, les snipers et la fumée des bombardements. Alors, la promesse revenant à l'exceptionnelle faculté mémorielle de Nike : toujours être ensemble et assurer leur protection.

L'histoire est d'une complexité rare et il est recommandé de ne pas s'aventurer dans ce dernier tome sans avoir compris les trois précédents. Au delà du contraste étrange de "Rendez Vous à Paris" qui pêchait un peu au niveau du scénario face à une maîtrise graphique absolument inouïe de virtuosité, de traits torturés, de couleurs saillantes et de figures écorchées vives, celui ci arbore un peu plus de sobriété à tous les niveaux.

Les thèmes de la saga y gagnent en intensité :
- la guerre
- les intégrismes
- la mémoire universelle
- l'écologie (voir la carte du monde)
- la manipulation de la pensée (par les sectes médiatiques entre autres)
- le sport et la religion entremêlés
- la science fiction ( plutôt sobre et avec l'originalité de proposer un bestiaire et un cycle interne à l'histoire: mouches, girafes, chats, poissons...au contraire d' inventer des humanoides à 4 têtes, de couleurs vertes fluos, etc.)
- les références multiples et diverses (qui vont de Loft Story à Godard)

La curiosité, c'est que la dernière page de l'album résout à peu près tout en quelques lignes fugaces. Pourquoi le faire par des phrases et non pas des dessins ? L'origine de Warhole contée et qu'on ne dévoilera pas aurait mérité une narration picturale. Bilal clôt le chapitre sur une fin ouverte et sur la promesse d'un nouveau rendez vous. L'histoire, au cours des 4 volumes, n'a cessé de zigzaguer dans des sentiers tortueux, rebondissements incessants, trompe l'oeil, ré utilisation d'une tradition edgar p. jacobsienne du travestissement (les postiches de Tintin ou de Blake et Mortimer sont ici remplacés par des nano greffes, du cyber-déguisement en quelque sorte auquel vient se rajouter le clonage). Cette trame compliquée exige moult relectures de l'oeuvre avant de se livrer enfin. Quant aux interprétations sur Warhole, elles constituent en fait, une permanente interrogation qui varie à chaque approche. Si l'on conjugue en plus le dessin, la gouache, les pastels convulsés propres à Bilal on pardonne les errements scénaristiques et le degré élevé de complexité. La folie ambiante, les thématiques très modernes, la science sans consciences, l'Art et ses recherches perpétuelles...12 ans de travail forcené prennent fin ici. Une magnifique épopée futuriste hautement recommandée.



Par Bardamu - Publié dans : BD Comics Mangas
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Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /Avr /2007 14:33


Bloc Party - Razorlight - Cocorosie - Anthony and the Johnsons à Rouen le 28 Juin !




Anthony passe à Rouen ! Le jeudi 28 juin, en compagnie de Bloc Party, Razorlight, Cocorosie...il y en aura pour les pogoteurs, les éthérés, les brit-popeurs et les divas...
Ce sera au zénith, et c'est à l'occasion de l'imminente pose de première pierre de la salle de musique actuelle rouennaise que l'on attend depuis...oh, on va dire depuis l'invention du rock ?
Merci à tous ceux qui ont rendu ce projet possible et sachez que la réservation peut commencer dès cette semaine.
Par Bardamu - Publié dans : Musique
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Samedi 31 mars 2007 6 31 /03 /Mars /2007 16:36
             


                              The Smiling Fistules

                             "Le Bon Goût n'est pas mort."






Toi l'intrépide surfeur qui a échoué sur cette page, tu ne connais sans doute pas ce groupe de trépidants rappeurs. Un posse aux effluves laitiers : Les Smiling Fistules qui a sévi en ce mois de mars pour offrir à l'humanité une bonne raison d'espérer en elle même. Non, l'être humain n'est pas que tripes malodorantes et esprit corrompu, il peut aussi être le vecteur chantant de l'amour au fromage.

Une dédicace spéciale aux lascars et aux lascarettes du 7-6, du 1-4, et du 2-7.

Liens Vidéos :

http://www.youtube.com/watch?v=N20-OP8wAuM

http://www.youtube.com/watch?v=yMc__aq8qGc


Par Bardamu - Publié dans : Musique
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Samedi 31 mars 2007 6 31 /03 /Mars /2007 15:57

 




Arcade Fire à L'Olympia pour deux dates, c'était l'immanquable de ce début d'année. Entrée côté public, quatre d'entre eux, Win Butler, mystique punk conduisant la petite troupe cerclée de videurs fébriles et de caméras (le lien internet est le site qui a la bonne idée d'immortaliser des groupes en virées, cette vidéo est absolument culte). Ils entonnent "wake up", l'hymne de Funeral, l'album qui a terrassé tout ses auditeurs, en 2005, à commencer par Bowie qui les a fait connaître gràce à son site web.

Deuxième chanson, on revient sur scène. Black Mirror, Keep the car running, no cars go...le deuxième album a déjà plus de détracteurs que de fidèles. Il est plus exigeant, moins immédiat que son prédécesseur. Et pourtant, à 12, à brailler même quand on joue du violon, et non, il n'y a pas de micros devant toi, avec ces écrans sphériques dissipant des images en noir et blanc de visages spectraux et fixant l'audience interloquée...à toute cette furie symphonique, ce ballet vocalo punkoïde dirigé par le coryphée Butler, tour à tour stoïque, solennel, déchaîné, on ne sait finalement plus trop où regarder...

Dans la fosse, on sent le sol rebondir sous la masse vibrante des premiers rangs. Haïti passe, my body is a cage avec cette petite fille victorienne qui marche, le livre ouvert, en arrière plan. Rebellion commence et la fosse toute entière fait naufrage sous un pogo géant.

Intervention, le meilleur morceau de Neon Bible, emporte la foule sur ses accords d'orgue. Cet énorme orgue, en haut à gauche de la scène qui trône au dessus de Régine, hilare à l'idée de proposer au public parisien une reprise de France Gall, "poupée de cire..."...

Le rappel, et puis, Laïka, et puis la déflagration Power Out...des vagues successives de napalm sonores (non je ne suis pas stagiaire aux inrocks)...et puis le public fou de voir que le concert s'achève...qui déserte les lieux sans savoir que 10 minutes plus tard, sous les acclamations d'une poignée d'acharnés, le groupe, changé, revient pour terminer enfin sur "In the backseat"...

Arcade fire repasse par la France cet été, aux eurockéennes de Belfort, aux vieilles charrues,à Nîmes, à Lyon, et à Angoulême...





Ce lien vous renvoie vers la vidéo de l'entrée du groupe et d'un préambule "ascensionnel":

http://www.blogotheque.net/article.php3?id_article=2867


N'oubliez pas non plus la retransmission de cette aventure parisienne le jeudi 5 avril sur canal plus en deuxième partie de soirée !



Par Bardamu - Publié dans : Musique
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Samedi 31 mars 2007 6 31 /03 /Mars /2007 12:22






1. Pour commencer.

"Il y a bien quelque puérilité dans le goût de la grandeur" disait Jean Rostand dans Les Pensées d'un Biologiste.

Anaconda, dans son concept, néanmoins, tempère cette assertion. La grandeur, c'est en premier lieu la survie ; l'instinct primitif le plus pur. Une expérience métaphysique (en mode solo) : reculer l'échéance finale où le temps et sa froide cruauté viendra mettre un terme à ces déambulations tourmentées et aléatoires dans cet océan d'incertitude qu'est la surface de jeu anacondienne (un grand rectangle emprisonnant l'infortuné crotale).
En multi joueur, c'est une expérience transcendantale : mépriser toute bienséance et récolter plus d'étoiles que son prochain (les étoiles représentant les " aliments " du jeu, facilement assimilables à des symboles d'indices monétaires, Anaconda est aussi un pamphlet contre le capitalisme digne de La Grande Bouffe). Tout cela  dans l'optique d'augmenter ses mensurations aussi vite que dans une clinique privée californienne. Dans ce jeu comme au cinéma, il n'en restera qu'un.

2. Où le trouver ?

Dans un jeu conçu par les sociétés Free Radical et Eidos : Timesplitters 2 (sur les supports PS2, Gamecube et X-Box). Timesplitters, c'est un FPS (First Person Shooter) une œuvre à l'esprit tordu et jubilatoire : des hordes de mutants, des cohortes de zombis, des légions d'extraterrestres, des robots, des canards fous, des mafioso, des poulpes. Toute une galerie de créatures dégénérées et belliqueuses armées jusqu'aux prémolaires (pour ceux qui en possèdent). Ils sont prêts à en découdre et dans cet état d'esprit, les moyens ne manquent pas : pistolets, mitrailleuses, lance-flammes, lance missiles. Un arsenal varié à utiliser dans des époques très contrastées elles aussi (chaque niveau étant un siècle différent, d'où le titre).

Anaconda est donc un mini jeu disponible sous la forme d'un bonus. On peut le débloquer en trouvant la cartouche du jeu dans le premier niveau en mode Histoire (le niveau sibérien). A mi parcours, après avoir traversé le barrage et avoir pénétré dans le complexe (une voix vous apprendra alors que " le cristal temporel a été localisé"). La cartouche est dans la première salle, sur l'une des étagères.

3. Comment y jouer?

Difficile de faire plus simple : un joystick pour se diriger, un bouton pour accélérer sa vitesse (le maintenir et le relâcher aux bons moments constitue la base de l'apprentissage).

Il y a quelques contraintes : ne pas toucher les parois environnantes (ou syndrome " Ayrton Senna", voir plus bas), ne pas se mordre la queue (un exemple typique : lorsqu'on fait demi tour un peu brusquement et qu'on absorbe incidemment une étoile, la queue s'allonge sous notre nez et c'est le choc- syndrome de la " puberté latente"), et aussi ne pas toucher un autre anaconda, sous peine de disparaître dans le néant.

Mais comment se rendre le maître du monde ? Il y a trois types de nourriture pour l'anaconda qui débute dans la vie ; elles se présentent sous la forme d'étoiles de trois couleurs différentes.

* l'étoile rouge, fixe
* L'étoile bleue, se déplaçant modérément vite
* L'étoile blanche, se déplaçant à vive allure

Bien sûr la blanche vous donnera une avance considérable ainsi que des proportions très flatteuses. Les anacondas prudents se garderont bien toutefois d'essayer de les capter et se rabattront sur les rouges.

Ne pas oublier :

Gare aux excès de vitesse ! On a tôt fait de se retrouver dans le mur si l'on a négligé les règles élémentaires du "savoir anaconda".

Il peut être tentant de chiper sous le nez de son adversaire une étoile bleue ou blanche mais pour peu qu'elles se trouvent aux extrémités du stage, le jeu n'en vaudra pas la chandelle (à moins d'être déjà en possession d'un brevet d'anacondiste confirmé, ne tentez pas la cascade).

Bien vite, l'anaconda va prendre des proportions contendantes. Comme dans la réalité, le pêché de gourmandise peut entraîner des embarras de natures diverses. Il convient alors de se focaliser sur la notion de "d'espace" (Harji Gustafson, un des premiers grands noms de l'Anaconda était cadre dans une succursale d'Ikea et ce n'était pas un hasard).

Ruses de Sioux :

"Qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?" (Andromaque)

Racine l'avait compris : la lettre S canalise la gestuelle anacondique.

Être solennel comme le simoun : Tel le vent du Sahara, l'anaconda doit imposer sa présence à ses pairs. Dès les premières secondes (là où tout se décide en multi joueurs), l'anaconda doit exprimer une vaillance confinant à la témérité la plus aveugle, l'anaconda doit aussi intimider ses adversaires. Ne pas décélérer, ne pas laisser une bleue pour quelques rouges (sous peine de déshonneur), ne pas négliger le pouvoir de l'embuscade (nous y reviendrons).

Sillonner ou Serpenter ? : La figure du demi tour nous l'apprend : on peut s'emprisonner soi même dans sa propre queue. En ce cas, un autre demi tour, une volte face adroitement conduite vous vaudra le respect des autres joueurs ainsi que la fierté de votre famille.

L'ivresse des grandeurs :

En solo, après 5.000 points, il devient ardu d'ignorer ses proportions. A ce moment, il est impératif d'adopter la technique du " S infini".

Se tortiller constamment sur soi même entraînera de considérables gains d'espace (tout en espérant que des étoiles auront le bon goût d'apparaître juste devant nous).

Nos intestins sont ainsi disposés après tout et il est toujours avisé de rappeler ce fait étonnant : les viscères déroulées d'un homme remplirait la superficie d'un terrain de tennis !



4. Grandeur Nature !

Jouer à Anaconda sur sa console, c'est bien, par une belle journée de Juillet, c'est mieux !





Plus original que les cochons d'Inde ou les labradors, l'Anaconda d'Amazonie !

Les enfants adorent !


Pour les lecteurs disposant d'un jardin, il est possible d'agrémenter ses après midi en y jouant à l'anaconda en famille. Ce jeu émerveillera petits et grands et suscitera l'envie de vos voisins.

Il vous faudra les éléments suivants :

* pinces crocodiles
* Des quadrupèdes ou bipèdes de petite taille (rongeurs, perruches, etc.)
* Des planches
* Un anaconda (un par joueur, la taille n'a pas d'importance)

A) Fixer les planches qui délimiteront l'aire de jeu
B) Se munir de bébés rongeurs ou autre animal chétif et procéder comme l'exemple ci-dessous :

Fixe - une petite perruche (elle est déjà rouge) - équivalent d'une étoile rouge.
Semi mobile (pour réduire sa vitesse, on peut lui retirer une patte à l'aide d'un chalumeau) - un hamster (le peindre en bleu) - équivalent d'une étoile bleue.
Très rapide (ne pas omettre d'apposer aux pattes des pinces crocodiles pour l'empêcher de sauter hors de la surface ludique) - un chaton (le peindre en blanc) - équivalent de l'étoile blanche.

C) Chaque joueur place sur son anaconda un signe distinctif (plumes, autocollants, pendentifs, etc.), puis il dispose son anaconda dans l'aire de jeu et attend le coup de sifflet de l'arbitre.
D) L'arbitre lâchera alors régulièrement des perruches, des hamsters, et un chaton (les premiers étant le plus nombreux, bien évidemment). Les joueurs doivent s'assurer que les anacondas ne se percutent pas.
E) Après une période de jeu établie au préalable (15 minutes étant la période conventionnelle de jeu édictée par le comité olympique), l'arbitre procédera à la pesée des serpents. Le plus lourd sera déclaré vainqueur.

Attention : si un anaconda en dévore un autre, les deux candidats seront exclus de la compétition.

5. Spécialités et cris de guerre

Les vétérans de l'Anaconda en multi joueurs  le savent : une partie se gagne à la sueur et au panache. Celui qui a les nerfs, celui qui est le plus coriace dans le rectangle, celui qui a l'instinct et les cojones du crotale peut prétendre à la victoire finale.

Bien souvent, les parties sont émaillées de vigoureuses admonestations. Mais l'anacondiste ne doit pas céder aux provocations en une décharge zizouienne, ni aux démonstrations de force. Ignorer les quolibets, c'est déjà se vaincre soi même.

Lexique :

Une Ayrton Senna : Un crash droit dans le mur ; bien souvent, un virage mal négocié et c'est l'orgueil qui en prend un coup.

Une Kiss my bum : Très courante à 4 joueurs, passer dans le sillage d'un autre anaconda lorsque ce dernier absorbe une étoile. Il se rallonge alors et on le percute sans pouvoir réagir à temps.

Le French Kiss : Un pur moment de poésie, lorsque deux anacondas se percutent face à face. Une mort foudroyante mais romantique.

Une Leroy Merlin : L'attaque la plus sadique et le plus jubilatoire de tout le jeu. Il faut avoir des proportions assez imposantes pour placer cette feinte qui aura un effet dévastateur sur le moral de l'ennemi. Cette technique se résume ainsi: feinter l'autre de manière à l'entraîner sur le côté de l'aire de jeu, le longer sans cesse afin de l'empêcher de sortir de cette surface restreinte. Ainsi, il est pris au piège, a très peu de place pour évoluer. Vous le tenez dans vos serres !


6. Philosophie et Serpents

La musique d'Anaconda !

Crépusculaire, éthérée, transcendantale...
La musique d'Anaconda est un transport vers une autre dimension. L'au-delà d'une mélodie suave et lascive. Certaines langues de vipères (il y a toujours eu des tensions entre vipères et anacondas, cela remonte à des temps immémoriaux) y entendent un chœur de caniches nains ayant une mauvaise grippe. Laissons les fâcheux déblatérer. La musique d'Anaconda, c'est de l'entrain, c'est un climax, un sommet atteignant des cimes astrales, surtout à la fin du morceau ; une batterie nerveuse, bonhamienne, et quelques riffs technoïdes berçant le ballet des crotales d'une douce caresse.

Car Anaconda est aussi une multitude d'explications : assistons nous au début de la vie ? A un chamaillade intra utérin de deux fœtus ? D'une lutte à mort de vers solitaires dans l'estomac d'une mannequin anorexique ?

Anaconda est de l'étoffe dont on fait les rêves. Sublime écho du solipsisme antique, attaque sarcastique contre l'ère individualiste et consommatrice dans laquelle nous végétons ? Les questions restent posées...





Par Bardamu - Publié dans : Jeux Vidéo
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Samedi 31 mars 2007 6 31 /03 /Mars /2007 11:45


                "Ceci n'est pas une bouteille de Muscat"


La légende "d'Enivrez Vous", c'est d'abord la légende du Muscat. Libations sommaires accompagnant la soyeuse litanie de déblatérations absconses. Littérature, Cinéma, Théâtre, Internet...et autres réjouissances composent un menu qui ravira les papilles des gastronomes du cortex, les zélotes des bons mots spirituels, qui, dès le lendemain, deviendront bons maux spiritueux. Vive la littérature. Vive l'alcool.





C'est le résumé sommaire de ce poème de Baudelaire : "Enivrez vous" (de vin, de vertu, ou de poésie...à votre guise). Reggiani l'a immortalisé avec sa voix rageuse et torturée. Et c'est le générique de prédilection de l'émission.



"La vie est tellement plus belle en écoutant Radio Campus Rouen"


101.3 Fm - C'est la fréquence de RCR. La radio de l'université de Mont Saint Aignan. On est au deuxième étage de la Maison de l'Université. Et L'émission, c'est le lundi de 20 à 21 heures !


Par Bardamu - Publié dans : Enivrez Vous L'émission
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