Lundi 2 juin 2008





Le bling-bling, expression très tendance, ne se cantonne plus à signifier le prosaïque choc répété des colliers en or du dandy moderne et insolemment fortuné (d'ailleurs, la postérité jugera que Mister T.  dans l'Agence Tous Risques a été le premier être Bling-Bling). Elle est aussi une marque de bouteille d'eau. J'ai constaté avec surprise l'existence de ces flacons à La Grande Epicerie, supermarché très haut de gamme à Saint Germain Des Prés (on s'attendait à une boutique un peu Roots avec un bon mélange de senteurs, d'exotiques latitudes, de vendeuses vahinés, de squelette de requin-marteau au plafond,etc. en fait, c'est un repaire d'abonnés à l'ISF. c'est étrange, y'a comme des pierres incrustées dessus. Le prix pour le tout : 49 Euros).

Une rapide recherche Web nous indique ceci :


"Bling H2O X-Mas Candy Cane

Bling H2O is a water for the super-luxury consumer market and is produced in limited quantities. The beautiful handmade bottle, decorated with real Swarovski Crystals, is the brainchild of renowned Hollywood producer Kevin G. Boyd. Bling received the American design accolade “Clear Choice Award” in 2006. The source originates in the Smokey Mountains in Tennessee at a depth of about 800 metres.

Bling fans are said to include Mariah Carey, Jamie Foxx and Ben Stiller."


C'est sûr l'insupportable chipie qui anônait "que sé apelorio kézac", ca fait bien prolo à côté...


(Sans aucun rapport, j'ai appris également ce soir que Charlotte Gainsbourg se désistait quant à sa participation dans Terminator 4, en raison d'un emploi du temps surchargé. il faudra se contenter d'Amalric en méchant de James Bond pour voir du frenchie dans un blockbuster ces prochains mois...)



Par Bardamu - Publié dans : Vie Vivante
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Dimanche 1 juin 2008




Le petit chapardeur qui a dérobé le reste des cendres de Kurt Cobain au domicile de Courtney Love est prié de BIEN VOULOIR LES RENDRE.

Merci de ne pas les sniffer comme Keith Richards qui l'aurait - soi-disant - fait avec celles de son père.
Par Bardamu - Publié dans : Musique
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Dimanche 25 mai 2008


C'est reparti pour une petite fournée de couvertures d'albums. Hideuses, baroques, kitschs, flashys, grotesques...tout y passe...


1.


Incroyable cliché. Un Obélix à binocles sur la droite, un Vercingétorix du pauvre au milieu et l'intello de la famille à gauche (il a l'air plus distingué). Des pantalons exquis, des pulls couleur entrailles d'alcoolique. Et cette naïade texane resplendissante. Superbe.

2.



Ce doit être les rivaux du groupe de la première image. Le village voisin. Très beau parc en tout cas et un port de la cravate irréprochable.

3.



Ca surprend, hein ? Cette main pudiquement placée, cette grimace de concentration, ce pot de fleurs en plastique...mais pourquoi tenir sa chaussure à la main ?

4.


La foi renverse des montagnes, assurément. Elle brise des briques, aussi.

5.



J'aime bien. La colombe, le regard illuminé, le bleu. Tout concorde agréablement à l'oeil. Mais quel genre de musique pourrait cautionner cela ?

6.



On reste dans la légéreté avec ce Pooh-Man qui semble bien sûr de lui. Une classe naturelle dans la moustache fine et le crâne débrousaillé. Ne pas se fier aux apparences, il s'agit peut-être d'un accouchement.

7.



Depuis qu'Eric Cantona a pris sa retraite sportive, on manque de virilité, de vrais hommes endurcis. Cette anthologie nous montre le chemin à suivre avec ces véritables statues grecques...les "Hammer Metal Warriors".

8.



euh...

9.


Chaude ambiance en perspective pour ce trublion de la Camarde. Ca a du cartonner en boums à l'époque.

10.


Avant de se rendre au Vatican et d'écrire des autobiographies mélancoliques (syndrome du clown triste), Bigard avait une carrière d'humoriste. Est ce lui qui a songé à cet amusant trompe l'oeil ?

11.


Celle ci, je l'adore. On a retrouvé le violeur des Carpates; le fruit de 12 générations de d'orgies consanguines se lance dans le crooning. Coiffure en casque playmobil, le poitrail apparent, le regard bien torve. Son jardin doit afficher complet.

12.


Une gentille métaphore de l'humanité ? Le romantisme n'est pas oublié, en tout cas, avec la plage comme cadre de reproduction.

13.


My Name is Earl. Oups, non, pardon. Mais la ressemblance avec l'acteur de cette série américaine est troublante. Quels yeux pénétrants, quelle sensualité de la scène.

14.


On badine un peu avec cette blague de collégien. Ajourd'hui, il aurait un I-Phone.

15.


Push, push...? Mais quelle forme de symbolisme son instrument nous signifie- il ?

16.



Une explosion de lumière écarlate au fond et ce trio héroïque sortant les cordes. Les boys-band de l'époque avaient vraiment de la gueule.

17.


La joueuse d'orgue sans mains...c'est cette couverture de disque qui m'a donné envie de réaliser une petite compilation...c'est absolument stupéfiant et magnifique...



Un remerciement au News Musical Express pour avoir consigné ces merveilles. Aux dernières nouvelles, elles sont toujours visibles (il y en a beaucoup plus qu'ici, j'ai juste gardé mes petites préférées).


Par Bardamu - Publié dans : Internet
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Dimanche 25 mai 2008





Charlotte Gainsbourg vient de rejoindre le casting de Terminator 4...
Elle va incarner la femme de John Connor (Claire Danes dans le précédent volet).


Serge, si tu nous regardes...
ben, euh, désolé...


Par Bardamu - Publié dans : Cinéma
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Vendredi 23 mai 2008






[Pour les Spoilers-phobes, et selon la formule consacrée, sachez que le texte qui suit dévoile des éléments clés de l’intrigue]

 

 

Un petit coup de fouet supplémentaire après une vingtaine d’années d’attente (au départ Lucas et Spielberg devaient réaliser 5 films pour la franchise). Harrison Ford, blanchi et ridé promène sa bedaine (relativement peu outragée par la gravité terrestre pour sa soixantaine de printemps) dans des grottes humides, des jungles luxuriantes et autres déserts arides. Ca sent le trésor perdu dans un temple, tout ça.

 

En tout cas, Spielberg a pris soin de bien condenser les ingrédients classiques de la saga : un ancrage fort dans une époque (ici, l’après 39-45), les scènes de poursuite-cascade (toute sorte de cascade, d’ailleurs), l’humour un peu « over the top » qui, dans tout autre film, sonnerait faux (si l’on excepte 2 ou 3 gags avec le personnage de Mutt, qui finalement, n’est pas trop insupportable – des internautes redoutaient le syndrome Jar Jar Binx, le sidekick- prétexte comique navrant de l’épisode I de la nouvelle trilogie de Star Wars qui avait, à lui tout seul, pourrit l’ensemble du film), les méchants « historiques » (ici les soviétiques de la guerre froide, Spielberg affirmant ne plus pouvoir tourner les nazis en dérision après la Liste de Schindler).

 

C’est une histoire sans grande surprise scénaristique et, à titre personnel, c’est exactement ainsi que je la souhaiter ficelée. Une resucée honnête est sûrement préférable à un chamboulement intégral des grandes lignes originelles (surtout après 20 ans, mais bon, pour un 5ème épisode, pourquoi pas ? Après tout, chaque épisode d’Alien a une personnalité bien à lui).

 

Un minimum d’image de synthèse (à une époque où certains blockbusters ne se réduisent qu’à une surenchère : Riddick, Matrix 2 et 3, Spiderman 2 et 3, etc.),  le bruit caractéristique des patates pour les bastons (une sonorité complètement extravagante transformant une pichenette simulée en uppercut tysonesque – ca ressemble à quelque chose de très très lourd tombant et s’éclatant au sol), la romance, le compagnon d’infortune (bel hommage à Marcus Brody – l’acteur ayant décédé récemment, nul doute qu’il aurait figuré au casting), la méchante versée dans l’ésotérisme…

 

Cate Blanchett et sa coupe Mireille Mathieu (assez à la mode ces temps-ci, voir la chanteuse des Yeah Yeah Yeah) est à la solde du grand ordre communiste. On a un aperçu de l’ambiance paranoïaque des fifties avec des détails dans les scènes et quelques bouts de répliques (la manifestation par exemple avec cette banderole « Better to be dead than red »). A côté de cela, on entend du Elvis et une séquence semblerait presque du Happy Days dans le texte.

 

C’est vrai, je m’attendais au pire avec Shia LaBeouf, c’est vrai, j’aurais bien voulu une apparition de Sean Connery, j’aurais bien voulu une fin un peu moins convenue (le temple s’écroule, la méchante est punie, la fuite effrénée…). Mais bon, à part dans le ventre mou du film où cela manque singulièrement de rythme, l’action est continuelle, le retour de Marion Ravenwood donne lieu à d’amusantes scènes avec le fiston (Indiana Jones et son père dans le précédent opus, ici, sur le même schéma, Indiana Jones et son fils) et même une superbe trentaine de minutes de course poursuite dans la jungle (c’est juste un peu dommage d’avoir eu cette regrettable idée de « transformer » Mutt en Tarzan pour retrouver les autres), la conclusion avec les fourmis rouges (sont elles communistes ? En tout cas, elles incarnent un mode de fonctionnement assez similaire, donc ce ne doit pas être un hasard).

 

On apprécie également les petits clins d’œil aux puristes : en s’échappant de la zone 51, le camion défonce une caisse…à l’intérieur, un aigle en or…c’est l’arche d’alliance ! En moto, c’est Indiana Jones qui est le passager outré, comme son père autrefois, face au sourire victorieux de son fils…c’est le serpent qu’on utilise comme une corde au mépris de sa peur panique des crotales, c’est la tribu de scorpions qui se faufilent sur les habits (voir le début des Aventuriers de l’Arche Perdue où des tarentules campaient sur le dos d’un des assistants du professeur – pour votre gouverne, c’était Alfred Molina, qui a tourné avec Jarmusch, a eu une récompense pour son rôle dans l’adaptation américaine de Art, la pièce de Yasmina Reza, et a été le méchant Docteur Octopus du second Spiderman).

 

C’est un peu comme Terminator 3 et Die Hard 4. Les concepteurs de ces films ont bien fait attention de respecter les codes créatifs inhérents aux époques d’origine. L’écriture de l’histoire est semblable, la réalisation aussi. Ainsi, le spectateur n’est pas dépaysé et on lui raconte quand même une autre histoire. C’est pour ca que cet Indiana Jones me semble plutôt être un épisode 3.5. Il reste autant de plaisir que pour les trois premiers films et la conviction que Spielberg est un architecte de génie. L’humour, l’action, le surnaturel, l’Histoire…c’est un peu comme son œuvre avec des univers très éloignés en apparence : Amistad, ET, Duel, Schindler, le Terminal…après la parenthèse de la Guerre Des Mondes où les aliens étaient belliqueux, ici, les êtres aux crânes de cristal sont archéologues et c’est « la connaissance qui est leur richesse ».

 

Les méchants mordent la poussière dans une autre dimension, les gentils terminent à l’église pour le saint sacrement du mariage. La morale est sauve. C’est un Happy End à l’ancienne, bien grossier, bien énaurme comme à l’époque où se situe le film. Et après 2 heures de mitraillages, sarbacanages, toiles d’araignées, serpents, insectes affamés, ruines mayas, bourre-pifs en pagailles, course à moto, ravins, bazookas et même une bombe nucléaire…c’est le point final à tout le magnifique charme désuet de ce film qui contribue à me faire dire que putain, ca c’est du cinéma.

 

Ne criez pas sur tous les toits que Spielberg est votre réalisateur préféré, Luc Besson avait répondu ça à son entretien d’entrée en école de cinéma et on l’avait recalé pour cette raison.

 


 

Par Bardamu - Publié dans : Cinéma
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Mardi 20 mai 2008


Il y a ces visions récurrentes de la rue Saint Denis (que j'emprunte quotidiennement pour me rendre à mon boulot) sans lesquelles ma journée ne pourrait sainement débuter : les hordes de pigeons qui se fightent dans les containers à poubelles pour quelque débris de junk food, la vieille catin adipeuse, à la coiffure rouge sang en nid de poule, ruinée goitrarde qui baguenaude encore (ou déjà) à cette heure matinale (7h40 tout de même), les kebabiers ouvrant leurs négoces (avec des paninis qui n'ont pas changé de place depuis quelques semaines !), les voiturettes poubelles qui karcherisent le trottoir, les rideaux de fer qui se mettent péniblement en marche...et les devantures encore muettes des sex shops...

A côté de la rue de La Grande Truanderie, se trouve celui-ci. Il appose fièrement cet écriteau et son message d'une autre époque. Une ère où les soldats en goguette se rendaient au bordel comme on prendrait un café. Mais bon, les temps sont durs, à présent. Il faut s'adapter aux nouvelles lois du marché.

Il faut présenter son arme pour valider la promotion ?






Par Bardamu - Publié dans : Vie Vivante
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Mardi 20 mai 2008

Le duo de Brighton a bien secoué La Maroquinerie en ce 8 Mai.

 

C’est vrai qu’ils font penser aux White Stripes. C’est le même son abrasif, corrodé, cradingue, torturé des saturations de gratte et de batterie.

 

Est-ce que quelqu’un présent dans la salle a pu capter plus de 4 mots chantés durant le concert ? C’était noyé dans le déluge électrique et acéré des ondes.

 
Elle a plutôt l’allure d’une étudiante en histoire de l’art première année et lui, c’est la doublure cascade du blondinet d’Elephant. A la batterie, il se déchaîne, elle suit. A peine un regard entre eux pour démarrer leurs chants de guerres. Dans le public, on attend l’avant dernière chanson pour se remuer. Un éphémère pogo qui fait soupirer d’agacement un des photographes du premier rang bousculé par une pauvrette transformée en quille de bowling entre deux costauds et leurs remugles respectifs de sueurs mâles (il fait toujours chaud dans cette salle-cave).

 

Allez, une petite vidéo glanée en fin de concert.









Par Bardamu - Publié dans : Concerts
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