John Rambo

Publié le par Bardamu



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John Rambo reprend du service pour défourailler des apocalypses de cartouchières gros calibres sur des escouades de vils soldats asiatiques.

Il a des flingues de concours et la puissance d'un croiseur.

Il a un mulet.

Il a des muscles stéroïdés 100% graisse chimiques de  recyclages d'uranium liquide.


La violence extrême (même le terme de gore semble un euphémisme ici face à l'overdose de mutilations, décapitations, tortures diverses, viols, headshots d'enfants, explosions de membres dans des geysers de fumée et moult autres réjouissances du même acabit) masque malhabilement un scénario rachitique. Les gentils occidentaux sont retenus prisonniers d'un saigneur de guerre (désolé), des mercenaires à la couenne robuste et au bulbe rachidien anorexique sont envoyés à la rescousse...John Rambo se tape l'incruste et on plaint déjà les méchants pour le sale quart d'heure qu'ils s'apprêtent à vivre. Ils s'inflitrent dans la base ennemie. ils s'échappent. Ils combattent. Fin du film.

Hé oui, un quart d'heure à peine pour régler le problème. C'est ce format film d'action pop-corn qui s'oppose à la volonté louable de Stallone de mettre en lumière un conflit oublié des médias internationaux (en plus, le début du film présente des images d'archives, on dirait un documentaire). C'est court et propre comme une éxécution sommaire. Beaucoup de sang, beaucoup d'action, une jolie blonde (vue dans Dexter), des flash-back convoquant la mémoire des opus précédents, un héros silencieux et sans pitié...c'est la recette des blockbusters us des eighties (Seagal, Willis, Governator) ?

Zéro risque artistique pour Sly, donc. Mais une intrigue gonflée aux rafales, cascades, massacres, bourre-pifs, étranglements. Cela fait longtemps que les hormones viriles n'avaient été aussi bien flattées.On dirait bien un acteur sur le retour, non ?



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Publié dans Cinéma

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