Le Musée du Carnavalet
C'est le lit en laiton où Marcel Proust a écrit la plus grande partie de La Recherche Du Temps Perdu. Le tableau représente son père de médecin, Adrien Proust.
J'avais entendu, un jour à la radio, un écrivain qui se disait plus impressionné par l'ascèse proustienne que par les aventures rocambolesques d'Hemminghway. L'un n'est jamais allé plus loin que les plages de la côte normande tandis que l'autre a voyagé partout dans le monde, chassant, pêchant, guerroyant. Et pourtant, encore sur son lit de mort, Marcel consignait religieusement sur ses "paperolles" les sensations du trépas imminent.
C'est au musée Carnavalet, dans le Marais (23, rue de Sévigné). C'est l'histoire de Paris. Paris bohême, artistique, assiégé, piétonnier...
Comme dans bien d'autres musées historiques, une très grande partie des toiles représente des individus s'embrochant à l'aide de toute sorte de métaux plus ou moins acérés qu'ils ont à portée de mains (ou moignons).
Des portraits de René Crevel, de Daudet, Gautier, d'Edmond de Goncourt. La Commune (belle toile d'un vendeur de rat ci dessous) y est largement traitée.

Ne pas rater non plus le grand tableau de la fuite de Gambetta en ballon pour échapper au siège allemand et passer au dessus. Se carapater de la sorte est devenu, au fil des décades, un réflexe bien gaulois et de plus en plus maîtrisé.
L'exposition sur l'histoire de Paris de la préhistoire à nos jours est permanente et gratuite.
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