Les Wriggles - Olympia, 14 Avril 2008

Publié le par Bardamu






 

 

Les Wriggles sont 3 à présent. 3 pitres punko-anarchistes plaidant la glande, l’alcool-fumette, l’engagement politique et l’harmonie entre les peuples. Des chansonniers acrobates nourris à Léo Ferré, Achille Zavatta et Hara Kiri.

 

Tout le monde en concède pour son matricule : les supporters du PSG, les religions, les Etats-Unis, la Chine, les CRS. Au-delà des beaufs, des losers et des fous de la gâchette idéologique, quelques ritournelles s’aventurent dans le salace (« Encore un fantasme qui part dans le lavabo »), dans le poétique ((histoire de la petite olive), et même le mélancolique (la visite à Mémé).

 

Les chansons s’entrecoupent de saynètes où les larrons cabotinent de courts dialogues virant au surréalisme ; ils se poursuivent, s’injurient, sautent partout, courent en grimaçant d’improbables faciès signifiant le flagorneur, le faux derche, le crétin, le bourré, le facho, le candide.

 

Là où ils sont les plus drôles et les plus effrayants, c’est quand ils alignent leurs sourires de bonnes ouailles. Comme le clown emblématique qui symbolise le groupe. Ca fait peur et ca fait rire. C’est un peu le titre du dernier album, d’ailleurs : Tant Pis, Tant Mieux.

 

Sans avoir sacrifié aux affres d’une promo excessive (pas leur genre), ils remplissent l’Olympia. Le rideau s’ouvre et ca commence par l’énumération solennelle de tous les perdants de la Star Ac’ et de la Nouvelle Star. Une petite pensée (antipathique) pour eux.

 

L’un fait penser à un Didier Bourdon venant de descendre cul sec un tonneau de Redbull (ai-je assez insisté sur leurs folles débauches d’énergie ?), le second a presque toujours la guitare en bandoulière, ca le fait moins sauter partout que le troisième, véritable contorsionniste aux centaines de moues différentes (on a dû lui greffer des mollets de lionnes sur le tarin et le bec, c’est pas possible autrement, sa trogne est un véritable accordéon !), en plus il fait le beat-box et c’est lui qui bondit le plus haut de la bande.

 

C’est un triomphe. Tout le monde dans la salle semble partager leur détestation des racistes, de la maréchaussée, de la vieillesse, du fond monétaire international et des dogmes de tout horizon. 5 rappels pour les remercier d’un très bon moment d’utopie et de théâtre. C’est la moindre des choses.

 

 

Pourquoi ? (Ah bah ouais mais bon – 2002)

 

La la la la la, la la la
Pourquoi le saut à l'élastique ?
Pourquoi le Big Bang ?
Pourquoi une bouteille en plastique,
Pour se faire un bang ?
Pourquoi le lait qui bout déborde ?
Pourquoi c'est douloureux, les caries ?
Pourquoi les Allemands prennent le Concorde ?
Et surtout, pourquoi Tiberi ?

La la la la la, la la la
Pourquoi Patrick Fiori ?
Pourquoi Notre-Dame de Paris ?
Pourquoi les phares antibrouillard ?
Pourquoi Jean-Pierre Gaillard ?
Pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi la corrida ?
Pourquoi le moteur 16 soupapes ?
Pourquoi les fraises tagada ?
Pourquoi le sida ?
Et surtout, pourquoi le pape ?

La la la la la, la la la
Pourquoi l'électrocution ?
Pourquoi la ratatouille ?
Pourquoi pas l'inflation ?
Pourquoi ma voix se barre en couille ?
Pourquoi les seins en silicone ?
Pourquoi, " c'est quoi les couches senior " ?
Pourquoi l'opération pièces jaunes ?
Et surtout, pourquoi George Bush junior ?

La la la la la, la la la


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Publié dans Concerts

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