Les Wampas au Casino de Paris - 30 Mars 2009

Au Casino de Paris, des cohortes de punks patientent devant les portes…devant moi, un couple : veste jean élimé, béret, boucle d’oreille, deux goulots de bière « prestige » vissés aux beignets, elle : des collants résilles filés, lui : il lui raconte une fois qu’il a ouvert une bouteille avec les dents (« un morceau de verre est resté coincé, 8 jours après, il est tombé dans la pomme. »). Non loin de là, 3 ou 4 revendeurs de billets palabrent…la file d’attente s’épaissit en grappes compactes et, à ma surprise, assez hétéroclite : vieux bagouzés aux tee-shirts « Ramones », petites nénettes bien propres sur elles, larrons hirsutes, punkards, lycéens et même des familles (avec des fillettes !).
L’entrée de la salle, c’est un vrai casino, des rougeurs, des dorures, des carpettes écarlates, un zinc de bistrotier de la Place Vendôme, des hôtesses bien apprêtées…il va vraiment y avoir un concert de punk dans une demi-heure ?
J’ai pas trop envie de m’étendre sur la prestation des Brats, le groupe d’ouverture. Disons juste que le public avait encore plus envie de voir apparaître Dédé Wampas et sa suite royale.
A peine arrive-t-il avec son petit chapeau, et sa guitare siglée Hello Kitty que la fosse devient un chaudron de corps en suspensions, se fracassant les uns aux autres. Les classiques passent, alternés aux nouvelles compos : L’Eternel, Persistance Rétinienne…une reprise de My Way, un clin d’œil à Johnny (« Les gens m’appellent l’idole des punks »), Dédé jouant au cronner, puis, slammant et escaladant le balcon, kissant la moitié de la salle, convoquant l’incroyable Régine ! (coiffée comme Ziggy Stardust) Petite Fille, Comme un ange, Rimini, YeahYeahYeah, l’hymne du groupe (enfin, selon moi) et, bien évidemment, Où sont les femmes (2 minutes d’obscurité avant que la batterie n’envoie du gros rouge qui tâche, dédicace à une des figurantes en soutien-gorge). Apothéose en harem envahissant, se trémoussant et soulevant le roi Didier.
On quitte la salle, 3 faux œufs géants avec des têtes d’autruche qui dépassent…et puis la grande église de la Trinité. Une dizaine de couvertures et d’autres têtes qui dépassent. Je me hâte vers le métro. Je fais l’autruche, en gros…