The Dead Weather - Paris, La Cigale - 29 Juin 2009

Publié le par Bardamu






22h40, devant La Cigale. La foule se disperse sur les trottoirs de Pigalle. Un petit bonhomme tout en cuir, lunettes vissées sur un air renfrogné, se faufile à grande vitesse à travers les grappes éparses de spectateurs, c’est Philippe Manœuvre, se hâtant afin, très certainement, de ne pas s’attirer des fâcheux aux basques…Nous, on s’essuie les chemises…pour la première fois de ma vie, après un concert, j’ai les phalanges fripées, comme après un bain…

 

2 heures avant, The Dead Weather, le 3ème groupe actuel de sa majesté Jack White, entre en scène. VV, la killeuse, partie folâtrer sur d’autres terres depuis que son acolyte, Jamie Hince, butine la brindille Kate Moss, le suit nonchalamment. Deux autres zigues se radinent aussi, un monsieur à tête de premier de la classe informatique au collège, intérimaire aux Raconteurs et un autre, issu des Queens Of The Stone Age.

 

Cette fine équipe s’installe et dans la fosse, c’est déjà à gros bouillons que la sueur imprègne les corps englués les uns dans les autres. VV se déchaîne tout de suite sur les coups enragés de Jack sur les batteries. Pogo qui commence et qui s’arrête aussi rapidement, car Jack affectionne les violentes ruptures de rythme. Mouvement de foule qui comprime les petits gabarits, des loupiotes affolées qui ne s’attendaient pas à voir débarquer un quarteron de pourceaux particulièrement bourrins. Comme je suis fourbe et vieux, je parviens à m’immiscer entre 3 jeunes donzelles, et ce, pour le reste du concert.

 

Ils envoient le pâté dans nos portugaises à grands renforts de convulsions bluesy, de riffs torturés, saturés, martelés avec la puissance, l’aura, la colossale folie de Jack, le chef d’orchestre punk valdinguant sa coiffure hirsute au visage de VV et de sa gestuelle « humide ». Les soubresauts électriques se poursuivent, s’entrelacent brutalement, un type se hisse et court vers VV pour lui décocher un bécot, il saute juste à temps avant qu’un des techniciens ne l’agrippe, VV tourne sur elle-même, comme prise de vertige avant de retomber dans les épaisses pulsations rock…


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Publié dans Concerts

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