Cloverfield

Publié le par Bardamu

clov.jpg



Dans cette œuvre majeure qu’est Dragon Ball Z, on assistait à des fusions de personnages : San Goku et Végéta, Trunks et San Goten, etc. Aujourd’hui, avec Cloverfield, c’est ce phénomène reproduit sur grand écran : on associe la bonne idée de base du Projet Blair Witch (filmé caméra DV en main, à la manière d’un docu fauché) à la thématique d’un monstre marin comme Godzilla.
 
On a encore en mémoire les images de Roland Emmerich et de son remake qui se passait aussi à New York ; avec les beats de Jamiroquaï et l’expression d’un Donut rassi de notre sarko-friendly Jean Reno national, ca partait moyen. A cela se greffait un monstre raté (un critique, à l’époque, avait parlé d’un poulet transgénique) et des séquences franchement absurdes (épisode des sous marins). Et puis, Godzilla pondait des similis raptors, aussi. Une autre idée reprise dans Cloverfield.
 
Resucée de resucées, ce film d’1 heure et demie n’a pas grand-chose d’original. Il fait plutôt grosse vidéo de You Tube du 11 septembre après le bidouillage au Photoshop d’un geek remplaçant les avions par une créature protéiforme.
 
Passé cela, on a l’histoire d’un groupe d’amis au beau milieu de la destruction de leur ville. Explosions, poursuites dans des tunnels, immeubles mis en pièces, le béton qui s’effondre sur les chairs, les pattes acérées des arachnides qui transperce les corps, les beuglements des soldats, la fumée des canons de tanks. On s’immerge dans la perpétuelle fuite des personnages, dans leurs décisions, dans leurs morts. Le monstre, qu’on ne voit jamais complètement, obéit à une volonté d’anéantissement total de la cité, et on ne saura pas les détails de sa nature, le rôle des militaires, l’issue finale, etc.
 
On prend part à l’action et le rythme est vraiment bien cadencé, on garde en tête quelques séquences mais l’ensemble manque de démesure, de scène d’apothéose ; ca manque d’une vingtaine de minutes de baston finale. On aura plus de chance avec la suite, déjà en préparation ?
 
Le producteur du film est un des cerveaux à l’origine de Lost (la 4ème saison vient de repartir d’ailleurs avec un excellent deuxième épisode). On ressent la frustration propre à un épisode typique de la série. Vous savez, quand le bandeau apparaît à l’issue de 40 minutes de tergiversations et de mini cliffanghers qui tombent à plat sitôt la coupure publicitaire passée et qu’on a cette envie très distincte de projeter son écran télé par la fenêtre en se demandant pourquoi on regarde une intrigue si avare en éléments de réponse quant à ses 237.485 mystères non résolus.
 
Pauvres de nous, rien ne nous excite plus que le suggéré, le murmure, le sous entendu, l’hypothétique !
 
 
 
Ps : j’ajoute que des rumeurs faisaient état d’une adaptation du mythe de Cthulu, monstre marin né dans l’imaginaire du génial Lovecraft. Connaissant les descriptions parcellaires et tourmentées de l’écrivain de Providence, on peut assimiler la bête de Cloverfield à une créature lovecraftienne. C’est un joli compliment, à mon sens.
 
2ème Ps : à ne pas manquer lors du générique de fin : une liste de films…intéressante.



Publicité

Publié dans Cinéma

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Ha chouette un nouveau films apocalyptique se passant à NYC ! Will smith remplacé par "une créature lovecraftienne" .... ça donne envie !<br /> <br /> Sinon je me demande si l'enorme buzz autour du film " caché " a eu un réel impact sur les billets de cinéma vendus...
Répondre