Fucked-Up - La Mécanique Ondulatoire - 15 Décembre 2008

Publié le par Bardamu







Un gaillard embiéré s’avance dans mon dos, il a des épaulettes cloutées, des petits cônes en fer, il se dandine dans le pogo à toute berzingue, entre deux poulettes appétissantes, un grand échalas, carrure frangin de Chabal, les toisons en moins, déboule et pousse 3 drilles agités dans un coin de la fosse ; le mouvement repart de l’autre côté en un accordéon de corps convulsés ; une chevelure anarchique de bras, de têtes inversées, cherchant à reprendre un peu de souffle, on s’agrippe à des nuques, on relève des malheureux « stage divers » tombés au combat, on prie pour que ces mêmes lascars ne shootent pas dans le gros projo qui pendouille au dessus de nos têtes…une aspiration supplémentaire de la force de poussée d’une dizaine de bisons en pleine charge nous envoie une colossale secousse dans les abattis…on s’affale sur la scène devant Damian, le chanteur géant de Fucked-Up…

 

La deuxième chanson s’achève, alors.





On est déjà trempé, les aisselles ruissellent, une, deux semelles en taquet sur les tempes, une entrejambe dans le pif, 29 masses gluantes de sueur, hilares et déchaînées sur le dos, touchant presque le plafond vouté de la cave de la Mécanique Ondulatoire, une toute petite salle blindée de monde en électrochoc ; la transe de Damian, agitant ses tranches de barbaque, torse nu, dans son magma de poils bruns, touchant, palpant son public, rampant, s’accrochant, empoignant un cône de construction (me demandez pas ce qu’il fichait là, juste devant la scène), et s’en coiffant, ou bien, nous offrant la vue de son séant dénudé et rebouchant son Suchard de l’ustensile coloré de chantier, il éructe, il crispe sa figure, et puis il me prend, un autre, et puis un autre, et tous les trois, il nous attire, il nous colle sur sa poitrine, couronnée d’un binôme luisant de coussinets moelleux, chauds et onctueux de transpiration…


Quelques instants de chaleur humaine par ce Zangief punk qui repart aussitôt expectorer, furieux, hagard, souriant.




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Publié dans Concerts

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B
héhé je ne l'aurais pas mieux formulé, cher ludwig
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L
Ah putain, ça avait l'air monstrueux, dire que j'ai raté ça, merde. Ca me rappelle un peu la scène de thérapie de groupe de Fight Club où Edward Norton chiale dans les nichons de son pote Guycarlierien. Ahah.
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