Californication

Publié le par Bardamu

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Duchovny s’est enfin extirpé de sa has-beenitude. Il est sous les sunlights et autres trompettes de la renommée avec Californication. Il y est drôle, odieux et attachant.
 
C’est un écrivain maudit comme on peut en juger : super caisse, bel appart’, allure et physique de play-boy d’un côté : le talent désespéré d’un cynique littéraire de l’autre (à mon humble avis, si on voulait vraiment jouer sur la figure bukowskienne - qui avait la dégaine d'un épouvantail hirsute et ventripotent - on aurait pu donner le rôle à Ron Perlman ; avec une trentaine de kilos en plus et une barbe appropriée, ça aurait eu un effet réaliste du meilleur goût).
 
Hank Moody, donc, c’est le lointain reflet d’un Bukowski. Il a le prénom de son avatar (Hank Moody = Hank Chinaski, sobriquet de référence de Buko), il a l’inclination immodérée pour téter du 20 ans d’âge et il a cette perpétuelle recherche de muqueuses à investir. Son portrait vomi.
 
Sous le soleil de Los Angeles, des bimbos aux mamelles siliconées, des secrétaires libidineuses, et de toute les autres californicatrices omniprésentes, Hank Moody cherche à reconquérir son ex-femme, à retrouver le goût d’écrire et à retisser de véritables liens avec sa petite fille apprentie punkette et déjà désabusée sur l’existence tel son priapique daron.
 
Il énonce de grinçantes vérités, cingle le nouveau fiancé de son ex-femme d’assassines réparties, tance son agent d’aphorismes définitifs. Il excècre le monde qui le lui rend bien. Sur ce, les excès et les outrages correspondants foisonnent : alcool, libido, bastons cocktailisé à travers la petite personne de Hank. Traînant une déprime chronique, Il semble être en gueule de bois permanente, et à cela s’ajoute son caractère acrimonieux, velléitaire et prétentieux.
 
Une nouvelle fois, le réseau Showtime offre une série innovante et à la personnalité très marquée (Dexter, Weeds, Dead Like Me). Duchovny, producteur de la série, revient en grâce, donc, et ce, avant la sortie en fin 2008 du deuxième film des X-Files (il en aura mis du temps à arriver, celui-là).
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Publié dans Séries

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